Vendredi 19 avril 5 19 /04 /Avr 12:25

  Déclaration
         Cette déclaration a pour objet d’exposer la violence contre les femmes et les
  filles afin d’élaborer les stratégies nécessaires pour éliminer et prévenir toutes les
  formes de violence contre les femmes et les filles du Burundi en général et contre
  les femmes et filles autochtones batwa en particulier. Nous exposons d’abord les
  violations des droits des femmes en évoquant les points suivants :
       • La non-participation des femmes batwa aux institutions du Gouvernement
         burundais;
       • L’absence de scolarisation et l’alphabétisation des filles et femmes batwa;
       • La violence basée sur le genre suite à l’impunité du Gouvernement burundais.
         Concernant le premier point, nous expliquons d’abord les mécanismes de droit
  de participation à la prise de décisions pour les femmes du Burundi. D’une manière
  générale, les femmes participent aux institutions publiques selon les principes de
  l’accord d’Arusha qui prévoit au moins 30 % de femmes dans les différentes
  institutions qui prennent des décisions, pour lutter contre la discrimination à l’égard
  des femmes dans leurs droits politiques et civils. Ce pas a été déjà fait, ce qui
  permet aux femmes de s’exprimer librement et de participer à la recherche de
  solutions aux problèmes de cette catégorie. Cependant, les femmes batwa du
  Burundi sont toujours victimes de la discrimination et de la marginalisation car elles
  ne sont pas intégrées dans les 30 % au niveau des institutions qui prennent des
  décisions au Burundi ni dans la vie du pays. Pourtant, en ses articles 14 et 13, la
  Constitution burundaise encourage la participation de tout le monde, sans
  discrimination, à la prise de décisions. Il est également mentionné que toute
  personne a le droit de participer aux affaires publiques dans l’article 13 de la Charte
  africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que dans la Convention sur
  l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. L’absence
  de représentation des femmes batwa dans les institutions qui prennent des décisions
  a favorisé la continuation de la violence à l’égard de cette catégorie vulnérable de
  femmes et de filles; aucune femme ne participe dans les secteurs de la vie nationale
  chargés de prendre des mesures sanctionnant les auteurs des actes de violence, dont
  harcèlement sexuel, coups et blessures, et mauvais traitement par les maris et par
  d’autres couches sociales.
         Pour éliminer cette discrimination à l’égard des femmes batwa, il faut :
       • Promouvoir au Burundi le programme du Partenariat des Nations Unies pour
         les peuples autochtones pour garantir les droits civils et politiques des femmes
         et filles batwa;
       • La ratification par le Gouvernement burundais du Protocole de Maputo à la
         Charte africaine adopté en 2003 relatif aux droits des femmes en Afrique;
       • Organiser des séminaires de sensibilisation des femmes batwa afin qu’elles
         prennent conscience de leurs droits à la participation aux instances de prise de
         décisions;
       • Soumettre une proposition de loi au Gouvernement burundais pour les intégrer
         à la constitution nationale;
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             • Réviser la Constitution burundaise pour intégrer des lois qui garantissent le
                droit de participation des femmes batwa dans la prise des décisions;
             • Inviter la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et le
                Conseil des droits de l’homme à suivre la mise en œuvre de la Convention sur
                l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes au
                Burundi;
                Concernant l’éducation, nous citons également le nombre très limité de filles
         des populations autochtones du Burundi qui terminent à peine leurs études
         secondaires, conséquence de la non-scolarisation des filles autochtones du Burundi
         faute de moyens financiers de leurs parents. Nous témoignons qu’il n’existe
         aujourd’hui aucune fille de la communauté des Batwa ayant terminé l’université.
                Nous comptons une quinzaine de filles ayant terminé l’école secondaire et un
         taux d’analphabétisme de 80 % parmi les plus de 4 millions de femmes burundaises.
         Par conséquent, elles ont beaucoup de problèmes pour gagner leur vie. Selon
         l’enquête du 26 octobre 2012, la plupart des femmes et des filles des provinces de
         Gitega et Muramvya doivent quémander des vêtements et de la nourriture au
         moment de la rentrée scolaire. Suite à de tels problèmes, ces élèves ne terminent
         jamais leurs études. Ces filles sont également victimes des mariages forcés et
         précoces, qui les rendent plus vulnérables au VIH/sida.
                Pour que l’éducation des filles batwa soit possible, le Gouvernement burundais
         doit :
             • Garantir l’éducation gratuite de l’école primaire jusqu’à l’enseignement
                supérieur;
             • Promouvoir au Burundi le programme du Partenariat des Nations Unies pour
                les peuples autochtones pour garantir le droit à l’éducation;
             • Sensibiliser les parents des filles autochtones batwa pour qu’elles aillent à
                l’école;
             • Prévoir des lois nationales qui sanctionnent pénalement les hommes ou les
                garçons qui forcent les filles mineures à se marier;
             • Distribuer les vivres aux parents des enfants pour que les filles batwa puissent
                aller à l’école.
                En ce qui concerne le dernier point du thème, les femmes autochtones batwa
         du Burundi sont victimes de la violence liée aux conditions de vie atroces. Elles
         manquent de revenus et d’autres ressources nécessaires pour être indépendantes.
         Nous affirmons que la plupart des femmes batwa vivent grâce à la poterie
         traditionnelle, qui n’est plus rentable aujourd’hui. Certains disent que les milieux
         argileux (matière première de la poterie traditionnelle) sont expropriés par les
         populations non batwa et d’autres que les marmites fabriquées ne peuvent pas être
         vendues à cause de la concurrence de la production industrielle.
                La femme de la communauté batwa est incapable de s’acheter ses propres
         vêtements; c’est son mari qui s’occupe de l’habiller. Cette situation de subjugation
         totale ouvre la porte au harcèlement sexuel par les maris et va jusqu’à la violence
         physique en cas de refus des rapports sexuels. Un autre problème est la polygamie :
         un homme de la communauté batwa peut avoir deux ou même quatre femmes, ce qui
         est contre la législation en vigueur au Burundi. Parfois la première femme est
                                                                                                           3
12-63154
E/CN.6/2013/NGO/130
              chassée du domicile. Dans les années 70 et jusqu’en 1988, certains hommes avaient
              jusqu’à 10 femmes. En plus, les mariages batwa restent souvent sans régularisation
              officielle, et les maris peuvent menacer leur femme de répudiation et mariage avec
              une autre. En plus, les femmes et filles batwa séropositives n’ont pas accès aux
              soins de santé et d’appui et, par conséquent, meurent.
                    Concernant l’accès à la justice équitable, les femmes batwa ne sont pas traitées
              sur un pied d’égalité avec les hommes. Selon la coutume burundaise, les femmes ne
              peuvent pas prendre la parole en présence d’hommes. Cette tradition est l’émanation
              des proverbes qui encouragent la marginalisation et la discrimination contre les
              femmes. Par exemple, il existe un proverbe qui dit que la poule ne chante pas quand
              le coq est présent. Il n’existe pas de lois qui protègent les femmes autochtones
              batwa contre tous ces maux.
                    Pour éliminer et prévenir ces actes de violence, il faut :
                  • Prendre des mesures adéquates, en votant des lois au Parlement qui pénalisent
                    les maris présumés auteurs des actes de violence à l’égard des femmes batwa;
                  • Reconnaître l’égalité devant la loi entre les femmes batwa et les hommes ainsi
                    que les autres composantes de la société burundaise;
                  • Intégrer dans la législation burundaise des mesures pouvant promouvoir le
                    développement économique et socioculturel des femmes batwa;
                  • Mettre en œuvre le Partenariat des Nations Unies pour les peuples autochtones
                    au Burundi afin de sensibiliser et former les femmes batwa à d’autres métiers
                    et activités entrepreneuriales à travers les organisations autochtones;
                  • Organiser des séminaires de sensibilisation sur le VIH/sida qui est aujourd’hui
                    un fléau méconnu par les femmes batwa;
                  • Organiser des séminaires de sensibilisation des hommes batwa pour qu’ils
                    cessent la pratique de la polygamie, facteur de la propagation du VIH/sida
                    dans la minorité batwa;
                  • Approvisionnement en vivres par le Programme alimentaire mondial pour
                    faciliter la subsistance des femmes batwa lors des cours de formation sur
                    l’entrepreneuriat et d’autres métiers.
LOGO AIDB

Par Directeur Gégéral de l'AIDB Séverin SINDIZERA - Communauté : blogueur africains
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Dimanche 27 juin 7 27 /06 /Juin 12:56

LOGO-AIDB.jpg

 

LES ORGANISATIONS DES BATWA DU BURUNDI AYANT ORGANISE UNE CONFERENCE NATIONALE SUR L’HARMONISATION DES POINTS DE VUS POUR LA COOPTATION DES REPRESENTANTS DE CETTE COMMUNAUTE AU PARLEMENT : UCEDD, AIDB, UJEDECO, ASSEJEBA

 

LE PROCES VERBALE D’UNE CONFERENCE NATIONALE SUR L’HARMONISATION DES POINTS DE VUS POUR LA COOPTATION DES BATWA DU BURUNDI ET SUR LES

 

 

ELECTIONS DE LEURS REPRESENTANT AU PARLEMENT.

I. LIEU DE CETTE CONFERENCE


          CENTRE COMMUNAUTAIRE DE BUJUMBURA

 

                                                               II.LA DATE

          Le lundi, 21 juin 2010

III.LA LISTE DES PARTICIPANTS

           Cette liste   est en annexe.

IV.LE DEROULEMENT DES ACTIVITES


        Les activités  de cette conférence organisée par les différentes organisations des Batwa du Burundi ont commencé à 8h30 minutes par l’honorable Alfred AHINGEJEJE qui a fait une synthèse des activités  à  réaliser au cours de cette journée.

        Ensuite, il a passé la parole  à  Séverin SINDIZERA qui a remercie vivement les participants ainsi que les différents invités tels que les délégués du ministère de l’intérieur, le secrétaire exécutif de la CENI au BURUNDI, les organisations internationales et nationales, les différents journalistes des radios et télévisions, etc.

         Après cette ouverture, Séverin a donné la parole au membre de la CENI. Celui-ci a fait un éclaircissement sur le système de la cooptation des Batwa au parlement. Il a ajouté que la loi de cooptation des Batwa au parlement est réservée uniquement pour les organisations des Batwa les plus représentatives dont font partie les organisations ci-haut citées

       En outre, il a été surpris au cours de la cooptation du mandat passé d’avoir six candidatures alors que la CENI exigeait le nombre de candidats en peu élevé afin de sélectionner les meilleurs. Car il était réservé six places des Batwa. Ainsi, la CENI de cette période a rejeté ces candidatures pour que l’UNIPROBA fit l’augmentation des candidats supérieur  à ce nombre parce que c’était une condition  de donner l’autonomie à  la CENI le  pouvoir de choisir les candidats Batwa dans l’indépendance.

Après cet exposé, c’était l’occasion d’Evariste NDIKUMANA d’éclaircir ce qui a poussé ces associations d’organiser une telle conférence. Il a dit que la représentativité des Batwa au parlement c’ est un droit pour les Batwa et ce n’ est pas un faveur.

       De nouveau, la parole a été  passée  à  l’honorable Alfred qui a donné l’opportunité aux participants de cette conférence Nationale de poser des questions  ces deux conférenciers à  de ce qui venait être exprimés dans les exposés. Mais la plus part des participants ont posés  des questions qui s’adressaient au secrétaire exécutif de la CENI.

          Le premier participant qui répond au nom de SEMUKANYA Gérard, le représentant légal suppléant de l’AIDB a fait une observation sur la cooptation du mandat passé. Donc il a proposé à la CENI une recommandation de reconnaitre tous les organisations des batwa les plus représentatives sans tenir compte une seule association comme se faisait au mandat précédent.

             Jean Batiste de KAYANZA à  une question pour des candidats qui vont postuler dans les provinces qui ne sont pas à leurs origines et comment la CENI sanctionne cette fraude.

           SEBITWA Delphin de l’UNIPROBA a posé une question pourquoi les places des Batwa sont seulement six alors que nous avons actuellement des intellectuelles capables d’exercer des multiples fonctions dans les institutions publiques. Il insiste pourquoi les six places ne sont pas  augmentées en termes de pourcentage. En plus, il a posé question sur 129 places du conseil communal réservées aux Batwa accaparées  par les autres composantes  ethniques de la société burundaise.

          Honorable Alfred AHINGEJEJE a demandé ce que la CENI va faire pour un twa qui postule dans l’organisation des Batwa et dans le partie politique.        

          Ainsi, les membres des autres organisations tels que UJEDECO, ASSEJEBA ont posé  des questions semblables sur la cooptation afin de bien recevoir des eclaircicement du secrétaire de  la CENI du Burundi.

          Cela montre que la participation a été activée et équilibré car personne n’a plus la parole deux fois pour que presque tout le monde prenne la parole. Autre, le conférencier a donné des opportunités aux plusieurs participants pour épuiser le thème qui concerne la cooptation des Batwa du BURUNDI.

       Alors, le secrétaire de la CENI a répondu tous les questions  à  la satisfaction de tous les participants qui se présentaient dans la salle du centre communautaire. Car il n’a pas sauté aucune question un rapport du sujet relatif de la cooptation. Concernant les questions de l’éducation des enfants Batwa, de la constitution qui n’intègre pas la communauté batwa du Burundi et de la pauvreté des Batwa, le secrétaire exécutif de la CENI a répondu qu’il faut s’adresser au gouvernement burundais.

     Donc, le climat des participants était démocratique où le droit d’égalité, de penser et à la liberté d’expression  étaient fondamentaux.

 

 

V.LES ACTIVITES CONCERNANT LES ELECTIONS DES BATWA POUR LA REPRESENTATION AU PARLEMENT (APRES UNE POSE CAFE)

 


         Premièrement, c’était une phase des élections des candidats provenant de quatre associations pour la représentation des Batwa au parlement du Burundi sous la supervision de différents observateurs nomment les délégués du ministère de l’intérieur, d’un membre de la CENI, des ONGs internationales et nationales notamment la commission européenne qui est chargée des élections de 2010,l’APRODH etc.

        Ces élections des candidats Batwa  au parlement du Burundi ont été encadrées par l’avocat conseillers qui s’appelle Bernard BIREHA. Celui-ci a montré les modalités des élections pour ces organisations qui se regroupaient en quatre groupes. C'est-à-dire que chaque association a choisi ses candidats députés et sénateurs suivant les programmes du développement des Batwa présentés à ces derniers.

       Ainsi, l’avocat conseillers maître Bernard BIREHA a montré  à  chaque association sa place pour travailler en groupe. Cela a évité de faire des élections  en désordre. La procédure utilisée pour les unes des organisations des Batwa était d’écarter les candidats afin que les membres fassent une observation sur chaque candidat. Dans les autres associations on proposait des candidats aux membres  qui votaient oui pour tous les candidats ou non pour un candidat peut être  non pour tous en avançant des motifs valables.  Donc, les élections des candidats dans chaque organisation a été démocratique parce que elles étaient sincères et libres sous les observateurs indépendants.

        Après cette étape, toutes les organisations sont revenues dans la salle et chacun des représentants des associations appelaient ses candidats devant l’assemblée des participants et observateurs. De ce fait, c’était pour trois raisons :

- l’une pour présenter leurs programmes du développement des batwa devant l’assemblée, 

-l’autre pour que chaque candidat soit approuvé par tous les membres de quatre organisations Batwa de tous les provinces du pays,

-enfin, pour que le candidat  s’inscrive par l’avocat Maitre Bernard BIREHA sur une liste qui sera présenté aux membres de la CENI au niveau national.

Donc, après chaque présentation des programmes de chaque candidat tous les participants applaudissaient pour apprécier et pour accepter la représentation au sein du parlement.

 

VI.LA SUCCESSION DES ORGANISATIONS DES BATWA DANS LA PRESENTATION DES PROGRAMMES DU DEVELOPPEMENT QUI SERONT REALISES PAR DES CANDIDATS AU PARLEMENT DU BURUNDI


La première organisation BATWA dont les candidats ayant présenté leurs projets était UCEDD : Union Chrétienne  pour l’  Education et le Développement des Déshérités. 

 1. Honorable Alfred AHINGEJEJE

2. BIGIRIMANA Goréth

3. NDUWIMANA Jean Batiste

4. KUBWIMANA  André

La deuxième organisation BATWA dont les candidats ayant présentés des programmes était  AIDB : Association pour l’Intégration et le Développement durable au Burundi

1. Séverin SINDIZERA   

 2. Sophie BIGIRIMANA

3. Yves MINANI

4. Jean Pierre NGABOYISONGA qui a envoyé sa procuration au représentant légal suppléant de l’AIDB

La troisième organisation des BATWA dont les candidats ont présentés leurs programmes était UJEDECO : Union des Jeunes pour le Développement Communautaire

1. Elias KUNTWARI

2. Jean Batiste NJOJIBWAMI a envoyé sa procuration au représentant d’UJEDECO 

3. Aimable SIBOMANA a envoyé sa procuration

La quatrième organisation des BATWA dont les candidats ayant présentés les programmes était ASSEJEBA : Association  Espoir des Jeunes Batwa/ Hope for youth Batwa

1. Evariste NDIKUMANA

2. Marie Rose GASABA

Eu égard de ce qui précède tous les candidats de ces quatre organisations des BATWA ont été acceptés par l’assemblée nationale pour représenter les Batwa aux différents chambres.

        

 

Par NSINDISE
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Samedi 13 mars 6 13 /03 /Mars 20:29

    
Thank you for giving me the floor.
Before beginning our statement, we would like to inform you that the number of indigenous
Batwa in Burundi now stands at more than 780,000. They have been subjected to
discrimination for a long time in all aspects of national life. Furthermore, to give you an idea
of their location, this community lives in a region right at the centre of Africa.
We support this statement on behalf of the coalition of organisations of indigenous Batwa in
Burundi such as AIDB and UJEDECO. All of these organisations are working for the
promotion and protection of the rights of peoples who have suffered discrimination. Although
it was AIDB who submitted the report to the UPR, UJEDECO supports us in this statement.
Ladies and Gentlemen, the national report was produced unbeknownst to us due to the
discrimination against indigenous peoples, the Batwa in Burundi. This is because we are
sometimes excluded from the conduct of public affairs, one of the pre-established principles
of Article 25 of the International Covenant on Civil and Political Rights which was ratified by
Burundi.
Ladies and gentlemen, derived from the Universal Periodic Review of Burundi in December
2008, we have noted that there are no specific recommendations concerning the rights of the
Batwa indigenous peoples. At that time, the Human Rights Council adopted a series of
recommendations on five topics, including:
         Equality and non-discrimination against women and sexual minorities;
   I.
         Right to life and security of person: conditions of detention, torture and extrajudicial
   II.
         executions;
   III. Independence of the judiciary, combating impunity, transitional justice and civil
         liberties;
   IV. Rights of the child: juvenile justice and child labour;
         Economic and social rights: right to adequate standard of living and right to education.
   V.
Although the specific rights of our indigenous Batwa community were not a part of the
adopted recommendations, we congratulate the step that our Burundian Government has
already taken to have representation in Parliament, at the State Inspector General, and
Commission on Land and Other Assets.
Concerning equality and non-discrimination against women, we also welcome the fact that
the Burundian Government has enforced the Arusha Agreement, making provisions for
decision-making institutions to be made up of at least 30% females. On the other hand, there
is no provision in this percentage for the representation of indigenous women of Burundi. As a
result, they cannot participate in Burundian life to take measures on issues which affect them,
such as rape, assault, battery and the lack of education for Batwa girls which is one of the
reasons why the majority of indigenous Batwa women cannot read or write.
In the economic field, Batwa women do not have the same means as others to carry out
entrepreneurial activities because their jobs in the pottery trade are currently unprofitable due
to competition in industries.
Concerning right to life and security of person: conditions of detention, torture and
extrajudicial executions, the indigenous Batwa in Burundi are still facing arduous conditions
due to the fact that there are many unjustly accused Batwa. There were around 150 Batwa
recorded in the main prison in Ngozi in 2011. In the main prison in Bujumbura, there are also
Batwa people. As an example, take the case of a Twa soldier currently imprisoned by his
superior while he is accusing him of raping his child. According to studies carried out by four
Batwa organisations in 2010, in some prisons, these accused people are often accused of
robberies and rape without any evidence. There are other alleged Batwa who are in conditions
of detention following thefts but subsequently accused of robberies or rape. Furthermore,
these defendants can spend two, three or more years in prisons, without their cases going to
trial, hence a lack of fair justice for the indigenous Botwa peoples.
Additionally, murder cases are still observed in the Ngozi Province where we have noted 2
Batwa and 10 houses burnt down in 2012, 3 Batwa and houses burnt down in the Kayanza
Province in the Gahombo commune in 2010 and in the Cibitoke province, 2 Batwa were
murdered in the Mabayi and Mugina communes in 2009. Lastly, in the Bubanza province, 1
Mutwa was murdered at the start of 2012.
Regarding Burundian justice, the Batwa do not benefit from the right to equality under the
Law, as is testified by the copies of judgement on the expropriation of Batwa lands in the
Commune of Gahombo and Ntega where we currently have a Twa called Misago who has
been imprisoned after refusing the expropriation of land with more than 15 Batwa households
on the Kamenya hill, Ntega commune, Kirundo Province. In other provinces, namely Rutana,
Bujumbura, Batwa are victims of land rights violations. This is because justice has never
listened to the Batwa because of excessive corruption in Burundi.
Concerning independence of the judiciary, combating impunity, transitional justice and
civil liberties, the non-independence in the judiciary further supports the incidence of
impunity for alleged perpetrators of rape and murder cases with Batwa victims. This is
because, on the one hand, the Burundian judiciary is not independent of the executive power
and on the other hand, it is not inclusive through all parts of Burundian society.
For transitional justice, we commend the Commission which has been set up for national
consultation despite the lack of Batwa representation. This is because some Batwa were
consulted according to the report. We regret the fact that until now the Batwa have been
excluded from all processes of transitional justice mechanisms in Burundi, even though they
have been victims of wars caused by our Hutu and Tutsi brothers from the end of
independence until 2008. As a consequence, we are worried that the Batwa will not be
involved in mechanisms such as the Truth and Reconciliation Commission (TRC), Reparation
of Victims for Rehabilitation and Compensation, as well as in the reform of institutions where
Batwa could participate fully in order to contribute to Burundian national life.
During the Special Tribunal, we feared that the Batwa risked carrying the burdens of those
responsible for war crimes or crimes against humanity etc. because some Batwa were
exploited during the Burundi conflicts. This is why if the Batwa are excluded from this
process on transitional mechanisms, we will always be victims of injustice.
As for current political reforms from the Arusha Agreement, we commend the Burundian
Government's effort for accepting our representation in the East African Community
Parliament. Although the Burundian Government has made this step, there is still a long way
to go before the integration of Batwa into decision-making agencies. This is because the
Batwa were not consulted in the appointment of the ombudsman or the Independent National
Commission on Human Rights. The Burundian Government has never thought of the
contributions that could emerge from the Batwa community even though we are equally
Burundian. This is demonstrated by legislative texts from the constitution and the Arusha
Agreement which determines the percentage of Hutu and Tutsi representation at 60 and 40
percent. This discrimination exists because the Burundian Government does not respect its
commitment to the first articles of two covenants for the right to self-determination. We
therefore need to raise awareness of this right, as well as the right to free, prior and informed
consent, which enables indigenous peoples, including the Batwa, to participate in decision-
making activities.
Concerning rights of the child: juvenile justice and child labour, we acknowledge the
Burundian Government’s effort to take care of children under five. Despite this, the Batwa are
far from benefiting from this public policy. This is due to the fact that more than 85 percent of
indigenous Batwa families have not had their marriages regularised, so cannot legally register
their children. Furthermore, Batwa children are committed to searching for a way of life due
to poverty, with many leaving school to beg while others are involved in forced labour from
an early age. In relation to juvenile justice, there are numerous Batwa children who are
imprisoned unjustly, accused of robberies despite the responsibility lying with others. Even
those who are in detention houses do not receive legal assistance because it comes at a great
cost.
Some children who continue studying (primary, secondary or university) only receive two or
three books despite the need for school materials surpassing this greatly. For example, as we
speak, there are 40 roaming the streets and 918 constantly seeking support in terms of school
material. If we put this into context, out of a population of 78,000 or more, five Batwa have
reached university-level education.
With regard to economic and social rights: right to adequate standard of living and right to
education.
Following a study carried out by UNIPROBA (Unissons-nous pour la promotion des Batwa),
we would like to highlight the fact that 12,167 Batwa households made use of land in 14 of
the country’s provinces. Nevertheless, these lands are still cramped and rocky, generally not
usable due to the demand for chemical fertilisers. We deplore the expropriation of indigenous
Batwa peoples’ lands which is a current occurrence in the provinces of Bujumbura, Kirundo,
Kayanza, Rutana and others.
For a year, the Burundian Government has adopted a policy for registering landholdings for
the possession of certificates according to the new Land Code of 9 August 2011. Despite
adopting this policy, the Batwa who were using these small plots of land have been
expropriated by the National Commission on Land and Other Assets. Take, for example, the
Commune of Marangara in the Ngozi Province and the Commune of Gitobe in the Kirundo
Province, the Commune of Nyabiraba in the Bujumbura Province during these last two
months of 2012.
Consequently, the right to an adequate standard of living would only be a dream since the
Batwa live below the poverty line. The right to health, education and housing etc. will not be
accessible due to the lack of sufficient lands for agricultural activity. In order to escape this
problematic situation, we have formulated some recommendations for the government,
including:
      - Ratify the ILO-Convention 169;
      - Implement the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples;
      - Integrate the Batwa into the process mechanisms of transitional justice;
      - Incorporate articles of law into the Constitution to promote the Batwa of Burundi’s
      effective participation in decision making;
      - Create a Law guaranteeing positive discrimination in terms of education, work, health,
      etc.;
      - Consult the Batwa on issues which concern them in relation to national life.

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